Nous sommes le 21 juin 2024. Une journée que j’attendais avec impatience. Mon réveil sonne à 7:30, me tirant d’un sommeil léger, rempli de rêves d’aventures et de paysages époustouflants. Aujourd’hui, je dois me rendre à un Bikeshop dans la charmante ville de Revelstoke. Depuis mon campement au Lamplighter Campground, niché sur le versant ouest de la rivière Columbia, il me faudra environ 10 à 15 minutes de vélo pour atteindre ma destination.
L’anxiété me ronge. Mon vélo, compagnon fidèle de cette expédition, a besoin d’une nouvelle gear. L’installation de cette pièce cruciale déterminera la suite de mon périple. Est-ce que le Bikeshop pourra répondre à mes besoins?
Je prends mon vélo, ressens l’air frais du matin sur mon visage, et quitte le camping. La première épreuve de la journée est une petite côte que je gravis sans difficulté. Puis, je traverse un pont étroit où les voitures ne passent que d’un côté à la fois. Une passerelle est accrochée à la structure pour les piétons et les cyclistes, offrant une vue spectaculaire sur la rivière en contrebas.


En pédalant à travers la ville, je suis frappé par l’omniprésence des vélos. À chaque coin de rue, devant chaque maison, des vélos de montagne s’alignent, prêts à partir à l’aventure. Des enfants, des adolescents, et des adultes sillonnent les rues sur leurs deux roues, créant une ambiance unique, presque irréelle. Les montagnes enneigées entourent la ville, donnant l’impression d’une scène sortie tout droit d’une carte postale.

Il n’est pas encore 8:30 que j’attends déjà devant la vitrine du magasin. Autour de moi, les travailleurs de la construction s’affairent à égaliser du ciment, restaurant les trottoirs. L’activité est déjà bien lancée alors que la ville s’éveille doucement.
Enfin, je vois du mouvement à l’intérieur du magasin. La porte s’ouvre et un homme en sort. Avec un sourire accueillant, il me dit :
« Salut! Comment puis-je t’aider aujourd’hui? »
Je lui explique la situation, l’espoir brillant dans mes yeux. Mon aventure en dépend. L’homme hoche la tête, me demande d’entrer, et commence à examiner mon vélo avec une expertise rassurante.
L’homme du Bikeshop écoute attentivement mes explications, son visage se plissant légèrement d’inquiétude. « Je ne suis pas certain que le changement de gear puisse fonctionner comme te l’avait confirmé l’autre mécanicien à Merritt, » dit-il avec une pointe de doute dans la voix.
Ne me laissant pas décourager, je lui demande de trouver une autre solution créative. Je lui explique mon problème en détail : je suis en retard sur mon horaire et je dois emprunter l’une des sections les plus élevées et les plus difficiles pour rattraper mon retard. Si ma compréhension de la situation est correcte, il serait possible, bien que non optimal, de faire fonctionner une gear 11-42 avec le dérailleur de mon vélo, même si ce dernier n’a pas été conçu pour être agencé avec cette pièce.
L’homme me présente alors à un grand gaillard, mécanicien expérimenté, qui n’attend pas que le premier termine sa phrase pour rétorquer en souriant : « Laisse-moi deviner, les montagnes d’ici sont plus grandes que les vôtres, hein? » Je réponds en riant que je m’attendais à des montagnes, mais pas à autant de difficultés avec le poids supplémentaire de mon équipement.
Le mécanicien observe mon vélo d’un air critique, puis se tourne vers moi avec un air embarrassé. « Écoute, » dit-il, « il serait peut-être préférable que tu ailles déjeuner ou que tu te promènes en ville pendant qu’on examine cela de plus près. »
J’accepte sa suggestion avec reconnaissance. Je laisse mon vélo entre leurs mains expertes et me dirige vers un petit café que j’ai repérée en arrivant. La ville de Revelstoke est encore plus charmante le matin, avec les premières lueurs du jour illuminant les montagnes enneigées. Je m’assieds à une table à l’intérieur, savourant un déjeuné et un jus d’orange, tout en réfléchissant à la suite de mon périple.
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