Calgary à j’en ai pas la moindre idée !
Ce matin, je quitte l’hostel au centre-ville de Calgary. Il y a beaucoup de vent et de la pluie. Je remarque que mes freins sont difficiles à utiliser.

11:30 – J’arrête dans un BikeShop car mes freins sont trop difficiles à utiliser, ce qui devient dangereux. Je dois changer le système de freinage au complet et refaire la protection de la potence.
Pendant la réparation, je prends un Uber pour trouver un Décathlon où je pourrais acheter des vêtements imperméables adaptés à la météo. Les prix y sont intéressants.

Trading Post – Je me repose et me réchauffe au Trading Post de la réserve. Je réserve une chambre d’hôtel pour ce soir. L’homme à la caisse m’invite à assister à un Pow Wow un peu plus loin sur la route.
Women Chicken Dance
Pow-Wow – 27 juin 2024 – Siksika, Alberta
https://youtu.be/PZoLG6r9tEU

21:00 – Je quitte le Pow Wow pour continuer ma route vers l’hôtel.
21:45 – Je m’arrête dans un dépanneur pour me réchauffer et discuter avec les employés. Il devient de plus en plus difficile de pédaler à cause du vent et de la pluie. Heureusement, j’ai pensé à acheter des vêtements imperméables au Décathlon.
23:24 – J’appelle l’hôtel pour demander de l’aide. Les vents atteignent plus de 75 km/h et je ne peux plus pédaler. Je suis à environ 20 kilomètres de l’hôtel. La personne à l’accueil, qui a un accent indien, me suggère d’appeler un remorquage. La communication est difficile à cause du vent. Il me demande si j’ai de quoi noter, mais je crie que je suis dans une tempête. Il me conseille de faire une recherche Google moi-même. L’appel dure plus de quatre minutes.
23:42 à 23:57 – Je parle avec le responsable du remorquage qui m’explique qu’il ne peut pas se déplacer car il doit rester sur une scène avec la police. Il ne comprend pas que je suis en vélo et non en moto.
??:?? – Je sens la température qui descend et les bourrasques de vents deviennent de plus en plus longues et intenses. Je sent l’urgence du moment. Je pousse mon vélo contre vent pour tenter de trouver un abris. Je vois une maison au loin avec plein de lumière sur le parterre et très bien éclairé. De l’autre côté de la route, je semble apercevoir plusieurs pièces illuminés. C’est ma chance! Je réussi à traverser la route et à entrer dans la cour sombre pour me rendre jusqu’à la maison. Je me demande ce que je vais bien pouvoir dire. Je cogne à la porte de la maison et je sonne à plusieurs reprises. Je crois voir une silhouette à l’intérieur. À chaque fois que je sonne ou que je cogne à la porte, je laisse un peu plus de deux mètres de distance pour mon aise et celle de la personne afin qu’elle ouvre sa porte. Les lumières devant la maison la rendait invitante mais l’arrière cours par laquelle j’ai passé se rapproche davantage à celle d’un film d’horreur. Je me fais des scénarios et regarde autour où je pourrais bien m’abriter du vent mais ceux-ci sont hors de question contenu de l’état de la cours et qu’il y a des enclos à chien sans chien à l’intérieur. Sans être rassuré. Je retourne vers la grande route. Il y a que très peu de bâtiments ou d’arbres dans cette région que des champs.
Je retourne vers la route principale. Il y a très peu de bâtiments ou d’arbres, seulement des champs. J’avance encore quelques kilomètres en essayant d’attirer l’attention des conducteurs avec mes lumières, mais rien n’y fait. Je mange pour maintenir mon énergie et ma clarté d’esprit. Ma lumière la plus lumineuse s’éteint ou est remplie d’eau. Il est presque une heure trente du matin.
Je vois une clôture en bois près d’une affiche réfléchissante. La clôture peut me protéger du vent et l’affiche me rendre visible. J’installe ma tente avec beaucoup de difficulté. Le vent est si fort que je brise un bâton de la tente. Elle s’affaisse sous la force du vent, mais j’arrive à la stabiliser un peu. À l’intérieur, je fais quelques ajustements pour renforcer la structure.
Soudain, je reçois un coup violent à la tête : les tiges de la tente se sont enfoncées. Je commence à douter de la sécurité de rester ici, mais je n’ai pas d’autres options. J’enlève mes vêtements mouillés et sors une couverture de survie de mon sac. Je m’enveloppe dans la couverture et mon sac de couchage, et je me force à manger et boire pour maintenir mon énergie. Une amie m’envoie un message pour savoir si je vais bien. Je lui réponds brièvement que je vais bien malgré la tempête.


Je branche mon GPS à ma batterie portable et fais jouer de la musique pour éloigner les ours, comme on me l’a conseillé à Banff. Je mange deux barres de chocolat Mars et une barre au chocolat blanc Oreo avec du jus d’orange. Je consulte régulièrement la météo avant de me coucher. Il s’agit d’un petit rituel, maintenant.

Je m’endors en espérant que la tempête se calmera bientôt.

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